Ce que je retiens après avoir construit un client SSH complet avec l’IA.
Ce qui est vrai.
Le gain de temps est réel, ce n’est pas du marketing. Et la rigueur suit : près de 400 tests automatisés, des commentaires qui expliquent pourquoi une décision a été prise plutôt que ce que fait la ligne, une traduction anglaise vérifiée automatiquement pour qu’aucun texte ne manque, une documentation mise à jour en continu. Une hygiène meilleure que sur beaucoup de projets humains sous pression, simplement parce que demander ne coûte rien.
Ce qui est inconfortable.
Le « vibe coding » au sens littéral, ne pas lire le code produit, m’aurait laissé avec un tas de boue immaintenable, une faille permettant l’exécution de code à distance, et un mot de passe de production synchronisé dans le cloud. Sans jamais le savoir ! Tout compilait, tous les tests passaient.
L’IA ne remplace pas le fait de savoir ce qu’on veut, elle supprime le délai entre le savoir et le faire.
Si vous savez : c’est un multiplicateur.
Si vous ne savez pas : vous obtenez des milliers de lignes que vous ne pouvez ni auditer, ni corriger, ni faire évoluer. Et ça a l’air très bien.
Passons au marketing.
Le produit est prêt. Reconnexion automatique, transfert de fichiers intégré, identifiants chiffrés, audit de sécurité passé.
Je l’ai appelé… SSHHelper.
Oui. SSHHelper. J’ai passé des jours sur un audit de sécurité en six domaines et exactement zéro seconde sur le nom.
Alors je m’en remets à vous : proposez un nom en commentaire sur LinkedIn. Celui qui récolte le plus de likes devient le nom définitif. Je m’engage à le prendre. Même s’il est ridicule. Surtout s’il est ridicule.
(J’ai déjà vérifié : termbay.com, sshbay.com et ttyhive.com sont libres. Faites mieux.)
Série « Ce que l’IA n’a pas fait à ma place » : 1 · 2 · 3 · 4
